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La physiologie de la survie.

Dernière mise à jour : 14 déc. 2023

Il est commun de penser à tort que changer d'environnement mettra automatiquement fin au stress que nous pouvons ressentir, mais malheureusement, ce n'est pas toujours le cas.


Pourquoi ?

Lorsqu'une personne est exposée de manière répétée ou constante au stress ou à des situations traumatisantes, son corps entre dans un état de physiologie de survie. Cet état peut persister pendant des périodes prolongées, voire devenir une manière permanente d'interagir avec le monde. Vivre dans ces états de survie exerce une pression physique sur nous et entraîne une charge allostatique élevée.


La charge allostatique désigne l'usure biologique globale résultant de l'adaptation au stress via les systèmes de réponse au stress. Elle est liée à la quantité d'énergie métabolique nécessaire pour maintenir l'équilibre physiologique


La physiologie de la survie fait référence à la réponse de stress (qui est déclenché lorsque nous percevons une menace : un patron fâché, une grosse charge de travail, un collègue non collaboratif.…. ).


Cette réponse est exprimée soit par un état de mobilisation sympathique de (excitation élevée) ou un état parasympathique dorsal (immobilisation). Il est également possible que le système bascule entre les deux extrémités du spectre, incapable de trouver l'équilibre, ce qu’on appelle une réponse de co-activation.


Lorsqu’on vit dans cette physiologie de survie (ou physiologie de maladie), notre esprit rationnel est compromis. Notre corps est guidé par un impératif de survie physiologique et notre système nerveux réagit en conséquence.


En effet, La physiologie de survie n'est pas compatible avec la pensée logique, la connexion à soi ou aux autres.



Qu’est ce qui fait que certaines personnes arrivent à mieux gérer leur stress et ne pas basculer dans cette physiologie de la survie.


3 facteurs pourraient l’expliquer :


• Des fondations saines de notre système nerveux autonome (il est développé en grande partie pendant la grossesse jusqu'à l'âge de 3 ans et peut être affecté par l'expérience de la vie, l'exposition au stress, la maladie, les traumatismes et les relations.)


• L’intensité et durée du stress, notre mode de vie occidental surtout dans le monde de l’entreprise constitue en lui-même un facteur traumatisant.


• Prédisposition au stress et au choc basés sur l'expérience de vie.



Lorsque notre système nerveux est régulé , nos mécanismes de survie sont adaptés au temps ; La réponse à la menace se terminer lorsque le danger est passé, et notre niveau de réponse correspondra probablement au niveau de la menace.


Mais lorsque notre système nerveux est dérégulé la physiologie de la survie peut devenir une « nouvelle normalité », ce qui signifie que nous existons dans une réponse constante à la menace.


De cette manière, il n'y a pas d'accès fiable à l'autorégulation et à la sécurité accessible par la branche ventrale du système nerveux parasympathique Ainsi, nous restons coincés dans un état d'activation sympathique (réponse de combat ou de fuite) ou dans un état d'activation dorsale parasympathique (immobilisation) qui peut se présenter sous forme d'engourdissement ou d'apathie qu’on peut ressentir lorsqu’on fait un burn-out.


Même si beaucoup vont adapter des stratégie mal-adaptatives pour gérer cette physiologie de survie : tel que le déni, l’intellectualisation, le répression et les différentes addictions(

Boissons alcoolisées, voyage, sports, nourritures, sexe, et même au travail) , mais on peut rapidement se rendre compte que ces accommodements ne procurent le sentiment de paix et de calme intérieurs qu’on espère tant.


Il est bien beau de promouvoir l’empathie, la collaboration au sein des équipes. mais, lorsque notre système nerveux est déregulé ce n’est pas le moment d’apprendre de nouvelles choses, en gros:


Ces informations vont rentrer d’une oreille et ressortir l’autre lorsque le système nerveux des employés est dérégulé !


La vraie solution est d’apprendre à retourner à un état de sécurité dans le corps( et non juste dans le mental) pour apprendre à réguler le système nerveux afin de recalibrer les voies neuronales et regagner la physiologie de la santé.



Référence:

(Kathy L. Kain & Stephen J. Terrell — Nurturing Resilience)




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